La rhinoplastie, opération de chirurgie esthétique du nez à Paris (75)

Table des matières

Définition de la rhinoplastie

Le terme de « rhinoplastie » désigne la chirurgie plastique et  esthétique du nez.
L’intervention se propose de modifier la morphologie de la pyramide nasale  (soit partiellement, soit dans son ensemble) et vise aussi parfois à corriger  d’éventuels problèmes de respiration nasale. Une rhinoplastie peut être  réalisée isolément ou être associée, si nécessaire, à d’autres gestes  complémentaires au niveau de la face, en particulier à une génioplastie  (modification du menton, parfois réalisée dans le même temps opératoire pour  améliorer l’ensemble du profil).

Objectifs de l’opération du nez

L’intervention vise à remodeler le nez pour l’embellir. Il s’agit de  corriger spécifiquement les disgrâces présentes, qu’elles soient congénitales,  consécutives à un traumatisme, ou dues au processus de vieillissement.
Le but est d’obtenir un nez d’aspect naturel, s’harmonisant dans ses rapports  avec les autres traits du visage, convenant à la psychologie et à la  personnalité du patient, et répondant aux demandes de ce dernier.

Principes de la chirurgie esthétique du nez

Le principe  est, à partir d’incisions dissimulées dans les narines, de remodeler l’os et le  cartilage qui constituent l’infrastructure solide du nez et lui confèrent sa  forme particulière. La peau recouvrant le nez devra se réadapter et se redraper  grâce à son élasticité sur cette charpente ostéo-cartilagineuse qui a été modifiée. Ce dernier point souligne l’importance de la qualité de la peau dans  l’obtention du résultat final. On comprend ainsi qu’une rhinoplastie ne laisse  pas habituellement de cicatrice visible sur la peau.

Lorsqu’une  obstruction nasale gênant la respiration existe, elle sera traitée dans le même  temps opératoire, qu’elle soit due à une déviation de la cloison ou à une  hypertrophie des cornets (formations osseuses présentes dans les fosses  nasales).
L’intervention,  pratiquée aussi bien chez la femme que chez l’homme, peut être effectuée dès la  fin de la croissance, c’est-à-dire à partir d’environ 16 ans.

Avant l’intervention chirurgicale du nez

Les motivations et les demandes du (de la) patient(e) auront été  analysées. Une étude attentive de la pyramide nasale et de ses rapports avec le  reste du visage aura été faite, ainsi qu’un examen endo-nasal.
Le résultat escompté pourra être simulé par retouches de photographies ou  morphing informatique. L’image virtuelle ainsi obtenue ne constitue qu’un  projet qui peut aider dans la compréhension des désirs et des attentes des  patient(e)s. Cependant, on ne peut en aucune manière s’engager à ce que le  résultat réalisé lui soit en tout point superposable.
Un bilan  pré-opératoire habituel est réalisé conformément aux prescriptions.
Le médecin anesthésiste sera vu en consultation au plus tard 48 heures avant  l’intervention.
Aucun médicament contenant de l’aspirine ne devra être pris dans les 10 jours  précédant l’intervention.
Il est fondamental de rester à jeun (ne rien manger ni boire) 6 heures avant  l’intervention.

Type d’anesthésie et modalités d’hospitalisation

Type d’anesthésie

Habituellement  l’intervention se pratique sous anesthésie générale. Toutefois, dans certains  cas, une anesthésie locale approfondie par des tranquillisants administrés par  voie intra-veineuse (anesthésie  » vigile « ) pourra suffire.
Le choix  entre ces différentes techniques sera le fruit d’une discussion entre vous, le  chirurgien et l’anesthésiste.

Modalités d’hospitalisation

L’intervention  peut se pratiquer en « ambulatoire », c’est-à-dire en hospitalisation  de jour avec une sortie le jour même après quelques heures de surveillance.
Toutefois, selon les cas, une courte hospitalisation peut être préférable.  L’entrée s’effectue alors le matin (ou parfois la veille dans l’après-midi) et  la sortie est autorisée dès le lendemain ou le surlendemain.

L’intervention chirurgicale du nez

Chaque  chirurgien adopte des procédés qui lui sont propres et qu’il adapte à chaque  cas pour corriger électivement les défauts en présence et obtenir les meilleurs résultats. Il est donc difficile de systématiser l’intervention. Toutefois, on  peut en retenir des principes de base communs.

Incisions

Classiquement  elles sont dissimulées, le plus souvent à l’intérieur des narines ou  quelquefois sous la lèvre supérieure, et il n’en résulte donc aucune cicatrice  visible à l’extérieur.
Parfois pourtant, des incisions externes peuvent être requises : soit cachées à  la base des ailes du nez si l’on doit réduire la taille des narines ; soit en  travers de la columelle (pilier séparant les deux narines) afin de réaliser une  rhinoplastie « ouverte » (permettant de découvrir l’infrastructure  nasale), parfois utile quand les déformations sont importantes ou s’il s’agit  d’une reprise chirurgicale.

Dissection

A partir de  ces incisions, la charpente osseuse et cartilagineuse va être isolée en  décollant la peau qui la recouvre à l’extérieur et la muqueuse qui la tapisse à l’intérieur.

Rectifications

L’infrastructure  ostéo-cartilagineuse ainsi dégagée peut alors être refaçonnée selon le  programme établi. Cette étape fondamentale peut mettre en œuvre une infinité de  procédés dont le choix se fera en fonction des anomalies à corriger et des  préférences techniques du chirurgien. On pourra ainsi rétrécir un nez trop  large, réaliser l’ablation d’une bosse, corriger une déviation, affiner une  pointe, raccourcir un nez trop long, redresser une cloison ou réduire des  cornets gênants…Parfois, des greffons cartilagineux ou osseux seront utilisés  pour combler une dépression, soutenir une portion du nez ou améliorer la forme  de la pointe.

Sutures

Les  incisions sont refermées avec de petits fils, le plus souvent résorbables.

Pansements et attelles

Les fosses  nasales peuvent être méchées avec différents matériaux absorbants. Un pansement  modelant est souvent réalisé à la surface du nez à l’aide de petites  bandelettes adhésives. Enfin, une attelle de maintien et de protection, en  plâtre ou en matière plastique ou métallique, est moulée et fixée sur le nez,  pouvant parfois remonter sur le front.
En fonction  du chirurgien, de l’ampleur des améliorations à apporter, et de la nécessité  éventuelle de gestes complémentaires, l’intervention peut durer de 45 minutes à  deux heures.

Les suites opératoires de la rhinoplastie

Les suites  sont rarement douloureuses et c’est plutôt l’impossibilité de respirer par le  nez (du fait de la présence des mèches) qui constitue le principal désagrément  des premiers jours.
On observe, surtout au niveau des paupières, l’apparition d’un œdème  (gonflement) et parfois d’ecchymoses (bleus) dont l’importance et la durée sont  très variables d’un individu à l’autre.
Il est recommandé de se reposer et de ne faire aucun effort les jours suivant  l’intervention.

Les mèches sont ôtées entre le 2ème et le 5ème jour post-opératoires. L’attelle  est retirée entre le 5ème et le 8ème jour, où elle sera parfois remplacée par  une nouvelle attelle plus petite pour encore quelques jours.

Le nez apparaîtra alors encore assez massif du fait de l’œdème et une gêne  respiratoire sera encore présente, due au gonflement de la muqueuse et à la  formation possible de croûtes dans les fosses nasales.

Les stigmates de l’intervention vont s’atténuer progressivement, permettant le  retour à une vie socio-professionnelle normale après quelques jours (10 à 20  jours selon l’ampleur des suites).
Les sports et activités violentes sont à éviter les 3 premiers mois.

Le résultat de l’opération du nez

Un délai de  deux à trois mois est nécessaire pour avoir un bon aperçu du résultat, en  sachant que l’aspect définitif ne sera obtenu qu’après six mois à un an de  lente et subtile évolution.
Ce résultat est, le plus souvent, conforme aux désirs du patient et assez  proche du projet établi en préopératoire. L’intervention apporte une  amélioration morphologique et esthétique le plus souvent tout à fait  appréciable, ainsi qu’un bénéfice psychologique non négligeable.
Les modifications apportées par une rhinoplastie sont définitives, et seules  surviendront des modifications mineures et tardives en rapport avec le  processus naturel de vieillissement (comme pour un nez non opéré).

Les imperfections de résultat

Elles  peuvent résulter d’un malentendu concernant les buts à atteindre ou survenir du  fait de phénomènes cicatriciels inhabituels ou de réactions tissulaires  inattendues telle qu’un mauvais redrapage spontané de la peau ou une fibrose  rétractile.
Ces petites imperfections, si elles sont mal supportées, pourront  éventuellement être corrigées par une retouche chirurgicale, en général  beaucoup plus simple que l’intervention initiale, tant du point de vue  technique que des suites opératoires. Une telle retouche ne peut toutefois pas  être réalisée avant plusieurs mois afin d’agir sur des tissus stabilisés et  ayant atteint une bonne maturation cicatricielle.

Les complications envisageables

Une  rhinoplastie, bien que réalisée pour des motivations essentiellement  esthétiques, n’en reste pas moins une véritable intervention chirurgicale, ce  qui implique les risques liés à tout acte médical, aussi minime soit-il.

 Il faut  distinguer les complications liées à l’anesthésie de celles liées au geste  chirurgical.

En ce qui concerne l’anesthésie, lors de la  consultation le médecin anesthésiste informera lui-même le patient des risques  anesthésiques. Il faut savoir que l’anesthésie induit dans l’organisme des  réactions parfois imprévisibles, et plus ou moins faciles à maîtriser : le fait  d’avoir recours à un Anesthésiste parfaitement compétent, exerçant dans un  contexte réellement chirurgical fait que les risques encourus sont devenus  statistiquement presque négligeables. Il faut savoir, en effet, que les  techniques, les produits anesthésiques et les méthodes de surveillance ont fait  d’immenses progrès ces vingt dernières années, offrant une sécurité optimale,  surtout quand l’intervention est réalisée en dehors de l’urgence et chez une  personne en bonne santé.

En ce qui concerne le geste chirurgical : en  choisissant un Chirurgien Plasticien qualifié et compétent, formé à ce type  d’intervention, vous limitez au maximum ces risques, sans toutefois les  supprimer complètement. Heureusement, les vraies complications sont rares à la  suite d’une rhinoplastie réalisée dans les règles. En pratique, l’immense  majorité des interventions se passe sans aucun problème et les patients sont  pleinement satisfaits de leur résultat.

Pour autant,  et malgré leur rareté, vous devez quand même connaître les complications  possibles.

Saignements

Ils sont  possibles les premières heures mais restent habituellement très modérés. Quand  ils sont trop importants cela peut justifier un nouveau méchage plus poussé,  voire une reprise au bloc opératoire.

Hématomes

Ils peuvent  nécessiter une évacuation s’ils sont volumineux ou trop douloureux.

Infection

Malgré la  présence naturelle de microbes dans les fosses nasales, elle est très rare.
Le cas  échéant, elle justifie rapidement un traitement approprié.

Cicatrices inesthétiques

Elles ne  peuvent concerner que les cicatrices externes (quand elles existent) et ne sont  que très rarement disgracieuses au point de nécessiter une ré-intervention chirurgicale.

Atteintes cutanées

Bien que  rares, elles sont toujours possibles, souvent par le fait de l’attelle nasale.  Les simples plaies ou érosions cicatrisent spontanément sans laisser de traces,  contrairement aux nécroses cutanées, heureusement exceptionnelles, qui laissent  souvent une petite plage cicatricielle.

Au total, il ne faut pas surévaluer les risques, mais simplement prendre  conscience qu’une intervention chirurgicale, même apparemment simple, comporte  toujours une petite part d’aléas.
Le recours à un Chirurgien Plasticien qualifié vous assure que celui-ci a la  formation et la compétence requise pour savoir éviter ces complications, ou les  traiter efficacement le cas échéant.